Thierry Hoquet | Sexus nullus, ou l’égalité

Les Amis du Diplo Versailles

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De la maternelle au baccalauréat, l’école est mixte, les enfants sont élevés ensemble, sur des programmes communs, avec des examens communs. Il est révolu le temps où, pour obtenir le certificat d’études, les filles devaient subir une épreuve de couture et les garçons de travaux manuels. À la majorité, qui est la même pour tout le monde, il n’y a plus en France de service militaire. Tous les citoyens de plus de dix-huit ans ont le droit de vote et paient leurs impôts de la même manière. L’instauration, en 2013, du mariage pour toustes a supprimé le dernier bastion où la différence des sexes pouvait faire sens : aujourd’hui, nos concitoyens et concitoyennes se marient avec la personne de leur choix, à l’exception de leurs consanguins. Ainsi, dans de multiples composantes de la vie publique la République se passe très bien de connaître le sexe des individus. Pourtant, on le fait toujours figurer à l’état civil. Au nom de quoi ? » Sous la iXieme République, un président est élu avec pour tout programme un unique engagement : dorénavant, on n’inscrira plus le sexe des nouveau-nés sur les actes de naissance, et en conséquence le sexe ne figurera pas non plus sur les papiers d’identité.
Sexus nullus, ou l’égalité raconte comment le pays se laissa peu à peu convaincre que cette réforme, discrète et facile à mettre en œuvre, donnait ni plus ni moins la clef pour réaliser enfin le bel idéal de la devise française : l’égalité, sans discrimination de sexe.

Vidéo (non téléchargeable)

La version audio de la conférence est disponible en téléchargement en bas de page

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